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ornière linguistique

samedi 15 juin 2013

Expression utilisée par Alfred Korzybski dans son texte Le rôle du langage dans les processus perceptuels, pour désigner une structure de langage générant encore et encore les mêmes pensées problématiques. Cette structure de langage inclut les mots, verbes et expressions utilisés par un sujet. Elle détermine ses perceptions et par suite sa compréhension de la réalité.

contemplation

Recueil passif d’informations dans l’environnement. Contrairement à la pensée qui fait appel à la verbalisation, la contemplation consiste en une attitude passive destinée à recueillir le plus d’informations possible au moyen des cinq sens (VAKOG).
Selon ce principe, c'est dans un second temps que la pensée abstrait dans la masse des informations perçues ce qui est utile au sujet, en fonction des motivations et croyances de celui-ci. Cette abstraction se fait alors au moyen du langage, avec des mots dont le choix a eu le temps d’être mieux réfléchi.
Hormis la religion, la contemplation est plus particulièrement mise en valeur dans la théorie gestaltiste. Elle évite d’orienter les perceptions d’une manière automatique, ce qui réduit les jugements téméraires et la création d’ornières linguistiques. Il en résulte une expansion du champ de conscience.
Sur le plan neurologique, la contemplation fait appel aux capacités de l’hémisphère droit, tandis que la pensée verbale est attribuée à l’hémisphère gauche.

étiquette

Citation extraite du texte Le rôle du langage dans les processus perceptuels, d’Alfred Korzybski :
« Un « nom » (étiquette) entraîne chez un individu donné, toute une constellation ou configuration d’étiquettes, de définitions, d’évaluations etc. ; uniques pour chaque individu conformément à son environnement socio-culturel et linguistique, et à son hérédité, en connexion avec ses désirs, ses intérêts, ses besoins, etc. »
L’utilisation du terme « étiquette » pour désigner les mots en général permet d’utiliser davantage les capacités de représentation visuelle de l’hémisphère droit (comme lors de la contemplation par exemple).

évènement

Chaîne de phénomènes ou de comportements faisant irruption dans un processus et pouvant être abstraite de celui-ci par la différence de sa structure et de ses composants et, en pratique, de par son intensité.
L’évènement diffère de l’accident car ce dernier est imprévu et dénué de sens ; il n’implique pas de continuité. 
Selon Alfred North Whitehead (1861-1947), cité par Alfred Korzybski dans son texte Le rôle du langage dans les processus perceptuels, un évènement est une « coupe instantanée d’un processus ».

activité

D’un usage très général en psychologie, où il désigne un ensemble de mouvements plus ou moins coordonnés, ce terme est en PNL un des points d’analyse des métaprogrammes.
Son étude permet de savoir comment une personne se situe par rapport aux évènements : est-elle passive et réactive ou au contraire active et responsable face à ceux-ci ? Fait-elle l’actualité, ou y réagit-elle ?
Prendre conscience de ce point est essentiel pour étudier et engendrer la motivation.

accorder (s')

mardi 11 juin 2013

Utilisé en PNL, ce terme qualifie la volonté d'établir une relation d'empathie avec l’interlocuteur, ce qui passe par la prise en considération de ses états émotionnels, ainsi que par la compréhension de ses structures de pensée (métaprogrammes, croyances, etc…).
Cette prise de conscience de l'état interne de l'autre permet d'établir une interaction efficace.
Pour cela, les caractéristiques externes du comportement de l'interlocuteur sont reproduites par le bon communiquant, afin qu'il soit en mesure de mieux appréhender la manière dont l'autre construit, perçoit et ressent la réalité. S’accorder va donc de pair avec la notion de flexibilité comportementale.
Les individus s’accordent naturellement entre eux, d’une manière intuitive. Mais l’étude détaillée de ce processus d’accord permet au praticien PNL de reproduire consciemment et donc volontairement ce mécanisme et ceci d’une manière parfois plus aboutie.
S'accorder signifie-t'il être d'accord ?
S'accorder ne signifie pas nécessairement être d'accord avec les opinions de l'interlocuteur, mais plutôt adopter une attitude telle que l'autre puisse se sentir écouté et respecté dans ses vues, ce qui facilite la mise en place d'un point de vue commun.

accord

En PNL, le terme "accord" qualifie une réponse comportementale qui vient renforcer la proposition de l'émetteur. Cette réponse comportementale peut être verbale (ex : « vous avez raison ») ou non-verbale (ex : un visage joyeux à l’annonce d’une décision). 
Dans le cas où le message verbal viendrait contredire la communication non-verbale (ex : un « oui » oral couplé à un non de la tête), on parle alors d’incongruence.

prédicat

lundi 10 juin 2013

Définition : 
Le mot prédicat vient du latin praedicatum, qui signifie "chose énoncée". Dans le langage courant, un prédicat désigne toute chose affirmée à propos du sujet.
En PNL, l'analyse des prédicats permet de comprendre comment un sujet construit sa représentation du monde ; ils décrivent ses choix perceptifs et ce qui le motive. Par suite, l'analyse des prédicats permet de modéliser les comportements d'un individu, dans une situation donnée. Il peut s'agir de comportements d'achat, de la réalisation d'une tâche professionnelle plus ou moins prescrite ou encore d'attitudes inadéquates telles que celles traitées en psychothérapie. Les prédicats d'un individus font donc partie de ses métaprogrammes
Plus précisément, le praticien PNL s'attache à déceler les prédicats sensoriels, c'est-à-dire ceux faisant référence au 5 sens (VAKOG).
Quelques exemples : 
  • Prédicats visuels : "Voir", "observer", "brumeux", "invisible", "rire jaune", "peur blanche", etc...
  • Prédicats auditifs : "Entendre", "mélodieux", "le silence est d'or", etc...
  • Prédicats kinesthésiques : "Toucher", "dur", "froid", etc...
Utilisation des prédicats :
La subjectivité d'un problème psychologique ou d'un désir d'achat est exprimée au moyen du langage. Le simple fait de passer d'un registre sensoriel à un autre permet de modifier la perception d'une situation donnée et donc d'agir sur une construction problématique de la réalité. Ce passage d'un registre sensoriel à un autre se fait aisément par l'emploi des prédicats d'un autre registre, afin de décrire différement une même situation. Le changement perceptuel qui s'ensuit finit par induire de nouveaux comportements.
De même, pour le transfert de compétences opéré par un travail de modélisation, il est essentiel de reprendre les prédicats du sujet modèle, mais cette fois à l'identique afin de pouvoir reproduire ses compétences qui sont le résultat de sa manière de penser, elle-même à l'origine des bons résultats qu'il obtient et qu'on souhaite reproduire. Par exemple : "Dès que je vois (V) ça, je me dis (A) ceci et donc je me positionne (K) comme ça, ce qui me permet d'être à l'aise (K) pour manipuler (K) l'objet sous le bon angle (V)".
Dans la pratique, ce transfert linguistique s'opère naturellement, petit à petit, et précède le transfert des compétences recherchées. Mais la notion de prédicat telle qu'utilisée en PNL permet de gagner du temps en rendant plus rapidement conscients ces points clefs du discours.

accès oculaires

A) Définition :
Les accès oculaires sont des microcomportements caractérisés par des mouvements involontaires et coordonnés des globes oculaires.
Ces microcomportements font partie de la communication non-verbale ; ils sont une manifestation extérieure des opérations neurologiques à l'œuvre dans les processus de représentation mentale de tout individu. Plus précisément, ils traduisent extérieurement le canal de représentation sensorielle utilisé par un sujet pour construire sa "carte du monde".
Richard Bandler et John Grinder, co-fondateurs de la PNL, furent les premiers à étudier ces microcomportements qui constituèrent le sujet de leur thèse de doctorat en psychologie1.
En pratique, les accès oculaires sont donc au nombre de six :
  1. Visuel construit (ex : objet imaginé ; figurez-vous la cathédrale Notre-Dame de Paris peinte en rose); noté Vc.
  2. Visuel remémoré (ex : comment était-il habillé ce matin, déjà ?) ; noté Vr.
  3. Auditif construit (ex : que vais-je lui dire en arrivant ?) ; noté Ac.
  4. Auditif remémoré (ex : quel est le titre de cette chanson ?) ; noté Ar.
  5. Auditif interne (ex : ai-je bien raison d'agir ainsi ?) ; noté Ai.
  6. Kinesthésique (ex : je me sens en pleine forme) ; noté K.
  7. Auxquels on peut en ajouter un septième, qui est le regard vague, au centre, caractérisant parfois une sorte d'état hypnotique avec représentation complète.
Les accès oculaires vont naturellement de pair avec les prédicats correspondant au système de représentation qu'ils indiquent. Par exemple :

découpage

samedi 1 juin 2013

En PNL, la notion de découpage s'inscrit dans l'étude des méta-programmes. On parle aussi de taille de fractionnement.
Il existe trois sortes de découpages :
  1. Le découpage vers le haut ("chunk up" en anglais) : l'information ou le comportement étudiés sont replacés dans un contexte plus large. Il s'agit d'un processus d'analyse stratégique.
  2. Le découpage vers le bas ("chunk down" en anglais) : l'information ou le comportement sont fractionnés pour être analysés en détail. L'analyse va du stratégique au tactique jusqu'à l'opérationnel, ou au microscopique dans le cadre d'une analyse scientifique. Il s'agit d'obtenir des informations dont la précision va crescendo.
  3. Le découpage latéral : il s'agit d'établir des analogies avec des situations présentant une structure similaire.
Exemple : Le commandement militaire veut des informations sur les bases ennemies.
  1. Il envoie des commandos pour espionner : découpage vers le bas.
  2. Les informations sont comparées : découpage latéral.
  3. L'ensemble est recadré dans un contexte plus large et détermine une stratégie : découpage vers le haut.
 

Marqueurs

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